J’ai mal au ventre, je crois que j’ai le SPM!

Le SPM, un syndrome douloureux**

Le SPM, mais qu’est-ce donc? Une Super Party Mensuelle? Non, mais pas loin! Il s’agit du syndrome prémenstruel, un « syndrome observé chez certaines femmes pendant la période qui précède les règles. Il est caractérisé cliniquement par une  prise de poids notable due à une rétention hydrosaline excessive, par un gonflement douloureux des seins, des maux de tête et par des troubles du comportement : nervosité, anxiété , agressivité (…) »* Les troubles ressentis sont très nombreux, on en recense plus d’une centaine, et variables sur la durée et l’intensité.

Origine

L’origine du syndrome n’est pas clairement définie mais plusieurs explications existent :

  • le dérèglement hormonal relatif au cycle féminin  mettant en cause plusieurs hormones : les œstrogènes, la progestérone et la prolactine. Lors de la seconde partie du cycle, juste après l’ovulation,  l’insuffisance en progestérone et  l’excès d’œstrogène pourraient conduire au SPM, les oestrogènes étant potentiellement inflammatoires (mais confèrent, de ce fait même, une meilleure immunité aux femmes). Cet excès est toutefois à relativiser : il s’agit plus d’une chute de la progestérone qu’un taux trop élevé d’oestrogène.
  • Une piste génétique est également à prendre en compte.

Les horribles symptômes

Les symptômes  peuvent se classer en trois grands groupes :

  • Physiques  : céphalées, prise de poids, gonflement des seins, douleurs abdominales / pelviennes, insomnie …
  • Nerveux : irritabilité, anxiété, fatigue, saute d’humeur, déprime, pensées suicidaires dans les cas extrêmes …
  • Comportementaux : boulimie, attrait du sucre / gras, ralentissement …

Pour caractériser le SPM, ces symptômes devront être présents de manière consécutive sur plusieurs cycles.

Mais que faire?!

Pour aider à réduire les symptômes, il est nécessaire de mettre en place un protocole qui passe par un rééquilibrage alimentaire, une hygiène de vie adaptée etc. Bref, il faut penser global!

Mesures diététiques anti-SPM et hygiène de vie

  • Diminuer l’apport en acides gras saturés  ou AGS. On les trouve dans le beurre, la crème, la graisse animale, dans l’huile de noix / coco / palme… Pour les reconnaître, c’est simple : ce sont ceux qui se solidifient à température ambiante.
  • Eviter la consommation de sucres raffinés (y compris dans les biscuits)
  • Supprimer le café avant et pendant les règles
  • Eviter le sel qui favorise la rétention d’eau. Les tissus étant engorgés lors de cette période et donc sous tension, consommer du sel (et donc apporter encore plus d’eau) amplifiera les douleurs
  • Fuyez le tabac et l’acool!

  • Privilégier les sucres lents et les fibres
  • Faites du sport. Même s’il peut être difficile d’effectuer une activité physique durant cette période, l’activité douce aura un impact positif sur les douleurs.
  • Veillez à votre sommeil, et gérez votre stress. En un mot détendez vous, méditez, respirez.
  • Mangez du calcium! Vous en trouverez dans certains fruits tels que le figues, les prunes ou les oranges, vous en trouverez également dans le cresson, le brocoli, les épinards, certaines algues, les légumineuses.

Complémentation

  • Penser à la spiruline qui va apporter minéraux, fer, de la vitamine E (attention, si vous vous complémentez en B12, ne la prenez pas au même moment).
  • Le magnésium en « cure » à partir de l’ovulation jusqu’à l’arrivée de vos règles pourra aider à minimiser les douleurs.
  • Masser vous le ventre et n’hésitez pas à utiliser une bouillotte.
  • Faites vous des tisanes d’alchémille à partir de l’ovulation jusqu’au premier jour des règles.

 

N’hésitez pas à demander conseils à votre thérapeute, pour arriver à vaincre le SPM, un traitement du terrain peut être utile.

Maintenant, vous savez!

 

*Dictionnaire des termes de médecine, Garnier Delamare

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