Le Stress, encore le stress! (2/2)

Nous revoilà pour continuer notre exploration du stress. Aujourd’hui, parlons des mécanismes physiologiques en jeu!

Mécanismes physiologiques

Trois phases se succèdent face à un facteur de stress.

  • Phase d’alarme :

L’hypothalamus va envoyer un signal aux surrénales qui vont sécréter l’adrénaline[1] et un message au système nerveux sympathique qui va délivrer de la noradrénaline[2].

Ces catécholamines[3] passent dans le sang et des réactions physiques se mettent en place (augmentation du rythme cardiaque, pupilles dilatées etc.).

  • Phase d’adaptation / Résistance

Elle intervient quelques minutes suivant la phase d’alarme.

La stimulation de l’hypothalamus va stimuler l’hypophyse qui va, elle aussi, solliciter les surrénales pour libérer du cortisol[4] et de l’aldostérone[5]

Notons que le cortisol transforme les graisses en sucre afin de fournir de l’énergie au corps (et aux muscle) c’est pourquoi il est possible qu’une personne situation de stress chronique soit soumise à des fringales et des compulsions sucrées. C’est aussi pourquoi le stress chronique fait grossir. Le corps a besoin de reconstituer ses réserves et un message « FAIM » sera envoyé.

Dans cette deuxième phase, deux types de stratégies peuvent être mis en place :

Une active, centrée sur la résolution du problème par la mise en place de stratégies pour éliminer ou réduire source de stress ;

Une passive, centrée sur l’émotionnel. La personne va chercher à s’apaiser via l’écoute de musique, la lecture etc.

  • Phase d’épuisement

Si aucun retour à la normal n’est fait, c’est l’épuisement.  Le corps n’a plus de ressources.

La dépression peut s’installer, suivie d’un burn-out par épuisement de la sérotonine et de la dopamine. Si l’épuisement touche le système immunitaire et les réserves, les maladies ont le champ libre.

Les précurseurs seront des déséquilibres variés (digestifs, troubles du sommeil, troubles du rythme cardiaque, palpitations etc.)

Le cas du stress chronique

Le stress devient chronique quand aucun retour à la normale n’est fait suite aux actions et stratégies mises en place. Il s’en suit une boucle au niveau de la réaction d’adaptation :

Réaction d’adaptation -> action -> Résultat de l’action -> Evaluation négative du résultat -> réaction d’adaptation etc.

Conséquences

  • Stress de surmenage (action pour lutter ou fuir) -> dépression puis burn out ;
  • Stress d’inhibition (se faire oublier, ne pas pouvoir agir) -> dépression puis pathologies.

Burn-out : syndrome d’épuisement professionnel.

Il est issu de surmenage. L’OMS le caractérise par « un sentiment de fatigue intense, de perte de contrôle et d’incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail ».

Un nouveau trouble est apparu : bore-out.

En conclusion

Ne laissez pas le stress s’installer. Réagissez avant d’être épuisé.e. Parlez-en autour de vous, consultez.

Les thérapies douces telles que la réflexologie plantaire, la naturopathie, sont un allié de taille pour vous accompagner. Renseignez-vous !

 

 

 

[1] L’adrénaline est sécrétée en réponse à un état de stress ou en vue d’une activité physique, entraînant une accélération du rythme cardiaque, une augmentation de la vitesse des contractions du cœur, une hausse de la pression artérielle, une dilatation des bronches ainsi que des pupilles. Elle répond à un besoin d’énergie, par exemple pour faire face au danger.

[2] Noradrénaline : Précurseur de l’adrénaline

[3] Catécholamine : Une catécholamine est une substance chimique de l’organisme appartenant aux neurotransmetteurs fabriqués par les neurones (cellules nerveuses), qui permet le passage de l’influx nerveux entre les neurones, et d’autres cellules. Il en existe trois types : l’adrénaline, la noradrénaline et la dopamine.)

[4] Cortisol : Hormone stéroïde dérivée du cholestérol (comme quoi, il est bien utile !) qui élève la glycémie en transformant les graisses en sucre

[5] Aldostérone : hormone stéroïde qui joue un rôle dans l’équilibre Na-K et la pression artérielle.