Le stress, non, ce n’est pas une fatalité! (1/2)

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Trop c’est trop!

Parlons aujourd’hui d’un sujet qui fâche : le STRESS (au travail).

Le stress, c’est cette notion fourre-tout dont tout le monde parle.

Mais qu’est-ce que le stress, en vrai ?

Il s’agit de ce qu’on nomme syndrome général d’adaptation ou SGA.

Il apparait quand une personne, face à une situation donnée, va se trouver face à un choix : faire face ou fuir (Cf Hans SELYE et sa formule « Flight or Fight »).

Le stress va apparaitre quand au moins un des éléments suivants est présent :

  • Un Contrôle faible (nous n’avons pas, ou peu, prise sur un évènement)
  • Imprévisibilité de l’évènement (quelque chose que nous n’avons pas anticipé)
  • Nouveauté (quelque chose de totalement inconnu)
  • Ego menacé (les compétences sont mises en cause…)

Pour s’en souvenir, c’est simple, il faut retenir le mot CINE comme quand on dit « Hey ! On va au ciné ? »

Ce ne sont pas les évènements eux-mêmes qui produisent le stress, mais bien le vécu qu’en a la personne. Et précisons toutefois qu’une personne soumise au stress et à ses conséquences n’est pas une personne faible ou peu fiable.

L’apparition d’un élément du CINE est donc un élément perturbateur, le facteur déclenchant qui va entrainer une réaction de la personne en situation de stress. Parallèlement, le corps va se préparer à agir via des modifications physiologiques (nous détaillerons plus bas cet aspect).

Ainsi, pour schématiser, nous avons donc :

Une perturbation –> Une réponse adaptative –> Sursollicitation des surrénales (ça veut dire que le corps va mettre en place des actions pour permettre à l’individu d’agir de manière adéquate à la situation, il se prépare à se battre ou à courir très vite pour fuir le danger – notre physiologie étant encore réglée au temps où nous chassions de très grosses proies).

En entreprise

En entreprise, on ne peut pas toujours se battre (c’est interdit par le code du travail et le code civile, enfin j’imagine !) ni fuir (même si l’envie de claquer la porte peut être fort pressante).

Henri LABORIT, qui a étudié les mécanismes en jeu lorsqu’une personne ne peut ni fuir ni dominer la situation, a défini cet état par « inhibition de l’action » ou paralysie situationnelle.

Ainsi, face à une situation de stress, trois possibilités :

  • Fuir
  • Faire Face
  • Inhibition de l’action

Facteurs de stress

Ils sont nombreux et de tout ordre, de sorte que tout le monde, à un moment donné, va être soumis au stress.Ces facteurs peuvent être environnementaux, socioculturels, professionnels / scolaires, alimentaires, psychologiques, etc.

La cause n°1 de stress reste toutefois (malheureusement ?) l’environnement professionnel.

Selon l’INRS, l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, le coût social du stress au travail est estimé à 10 à 20% des dépenses (branche AT et MP).

Notons que tout n’est pas comptabilisé puisque tous ne sont pas recensés comme tels (les personnes soumises au stress pourront aller consulter leur généraliste pour traiter les troubles associés,  sans faire reconnaître leur.s  pathologie.s comme étant en lien avec le travail).

En conclusion

Ne laissez pas le stress s’installer. Réagissez avant d’être épuisé.e. Parlez-en autour de vous, consultez.

Les thérapies douces telles que la réflexologie plantaire, la naturopathie, sont un allié de taille pour vous accompagner. Renseignez-vous !